9 décembre 2013

David Walker à Miami

Avec la 11ème édition d'Art Basel, Miami est devenue en ce début décembre une galerie d'art à ciel ouvert.
Pendant 5 jours, la célèbre station balnéaire a vécu au rythme effréné de l'art contemporain et des soirées privées, en présence d'une flopée de célébrités, de bimbos siliconées et d'oligarques russes.
Cette année encore, Miami était durant 5 jours le centre du monde VIP, THE PLACE TO BE!



C'est désormais une habitude depuis l'édition 2009, l'art urbain y avait une place de choix, tout particulièrement dans le quartier de Wynwood. Avec ces nombreux entrepôts, ce secteur de la ville était devenu avec le temps un ghetto où le soleil se couchait toujours trop tôt. Maintenant, après avoir fait la part belle aux artistes urbains et aux galeries, c'est un gigantesque musée à ciel ouvert qui cette année encore a accueilli de nombreuses nouvelles fresques, dont une de 6 mètres sur 20 réalisée par David Walker...












13 novembre 2013

Legend is back !

COPE2 est de retour à Paris avec « Perseverance », sa troisième exposition à la galerie Mathgoth. Toujours très attendue, la légende newyorkaise va encore surprendre les amateurs de Graffiti…


Après 35 ans de carrière, le dinosaure du street art new-yorkais est toujours là. Beaucoup de ses disciples de la première heure ont définitivement vidé leurs bombes et asséché leurs marqueurs, préférant une retraite anticipée que de souffrir la comparaison. Car il ne suffit pas d’avoir fait partie des balbutiements de la discipline pour être une référence. Ne devient pas une légende qui veut! Si Cope2 en est une ce n’est pas un hasard. Son style reste reconnaissable entre mille, mais il a considérablement évolué. Surtout ces dernières années! L’artiste a su prendre du recul, passer intelligemment le cap difficile qui consiste à quitter la rue pour l’atelier. Et aujourd’hui, il a encore des choses à dire. Beaucoup!


Une fois encore Cope2 prend le pari de surprendre tout en revendiquant son inflexible intégrité d’artiste de rue. Il persévère. Dans ses 25 nouvelles œuvres réalisées spécialement à Paris, le graffiti fait un retour en force sur des nouveaux supports à forte connotation urbaine.



A l'occasion de l'exposition, la galerie éditera un catalogue réalisé avec les précieuses collaborations de Shepard FAIREY et de Henry CHALFANT.

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Infos pratiques :
PERSEVERANCE
Galerie MathGoth
34, rue Hélène Brion - 75013 Paris
(métro Bibliothèque François Mitterrand)
Du 22 novembre au 21 décembre 2013
Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 22 novembre

Contact Presse :
Mathilde Jourdain 06 63 01 41 50
galerie@mathgoth.com



22 octobre 2013

COPE2, un garçon performant

Cope2 a du pain sur la planche.
A Paris pour préparer sa prochaine exposition PERSEVERANCE (à partir du 21 novembre prochain), il en profitera pour effectuer deux performances en public.



La première aura lieu à Drouot. Dans le cadre des manifestations organisées par la maison de vente Digard, autour de sa première vente dédiée à l'art urbain, il peindra en public en compagnie de sa compagne Indie184.

La seconde aura lieu sur le célèbre MUR d'Oberkampf.

Jeudi 24 octobre 2103
Performance à Drouot à l'invitation de la maison de vente Digard
9, rue Drouot (75009), à partir de 17 heures

Samedi 26 octobre 2013
"Cope2 fait le M.U.R."
Performance à l'invitation de l'association LE MUR (http://lemur.asso.fr/)
109, rue Oberkampf (75011), à partir de 11 heures.

18 octobre 2013

Une simple blague !

Cope2 nous l'avait confirmé par mail dés cet après-midi. Sa collaboration avec Banksy n'était qu'une blague (cf post précédent 'fake ?'). C'est lui qui a réalisé le pochoir du cochon et l'a peint sur... le mur de son garage!



Une simple blague de potache qui fait bien rire le graffeur New Yorkais. Plus tard au téléphone, entre deux éclats de rire, il nous a expliqué qu'il avait voulu prendre à son propre jeu l'engouement médiatique que génère la résidence de Banksy à NYC, montrer que le simple nom de l'artiste pouvait engendré un mouvement de folie en quelques minutes et quelques clics.
Mission accomplie !


Le visage de l'espace.


"Wish", l'oeuvre gigantesque de Jorge Rodriguez-Gerada a été dévoilée hier au public de Belfast. 
Il s'agit du visage d'une jeune irlandaise anonyme issue de l'union de parents de confesssions religieuses différentes. L'un est catholique, l'autre protestant. L'image qui s'étend sur 5 hectares (50.000 m²) aura demandé un mois de travail. Elle n'est d'ailleurs visible que du ciel.




Apres avoir planté 30.000 piquets de bois grâce à un équipement GPS, l'artiste et son équipe auront manipulé plus de 22.000 tonnes de sable, de terre et de graviers pour arrivé à ce résultat.


Trés heureux du résultat, lors de l'inauguration officielle de son oeuvre, Jorge Rodriguez-Gerada déclarait : "Travailler à très grande échelle devient un défi personnel, mais il me permet aussi d'attirer l'attention sur d'importantes questions sociales. La taille de la pièce est proportionnelle à l'importance de son message. La créativité est toujours adaptée afin d'intervenir qu'avec des matériaux locaux, sans impacter l'environnement, et travailler en harmonie avec le lieu."


A ce jour, si les habitants de Belfast n'ont pas de prénom à donner à ce visage juvénile, ils n'ont pas tarder à lui trouver un surnom : "Le Visage de l'Espace".

Fake ?

Alors que l'artiste Banksy amuse la galerie avec son projet "Better Out Than In", une photo postée cette nuit sur le compte Instagram de Cope2 sème le doute.



Certains annoncent que les services de Police de la ville (NYPD) ne verraient  pas d'un très bon oeil les réalisations quotidiennes de l'artiste britannique. Pour autant, on peut s'interroger car à ce jour aucune plainte de propriétaire n'aurait été déposée, alors quel intérêt aurait Banksy avec ce genre de réalisation?

Dans le même temps, des spécialistes des travaux de Banksy comme Nic Garcia ou Jake Dobkin estiment que le pochoir du cochon correspond en de nombreux points à ceux du britannique et pensent qu'il est authentique.

A suivre...

14 octobre 2013

Le Blog de Jean Faucheur



Jean Faucheur a décidé de supprimer son compte FaceBook. Il continuera malgré tout à donner de ses nouvelles par le biais de son blog : http://jeanfaucheur.tumblr.com/

11 octobre 2013

JRG dans Graffiti Art Magazine #19

14 pages !
C'est la place que le magazine Graffiti Art a décidé de consacrer à Jorge Rodriguez-Gerada.
14 pages d’interview et de photos pour mieux connaître les nombreuses facettes de son travail.
Indispensable !















3 octobre 2013

A vos kiosques !...




Le prochain numéro de GRAFFITI ART MAGAZINE sera en kiosque lundi prochain (7 octobre 2013).
Nous avons eu la chance de  le feuilleter quelques jours avant sa sortie. Au sommaire (entre autres) TANC qui fait la couv', La tour du 13ème arrondissement, Alexey Luka, Robert Proch, Laurent Chéhère et... Jorge Rodriguez-Gerada à qui la journaliste Samantha Longhi consacre 14 pages d'interview.
Inutile de vous dire qu'il faut se ruer dessus...






"Texture Urbaine" de Jorge Rodriguez-Gerada



En France, Jorge Rodriguez-Gerada a déjà réalisé de gigantesques fresques dont lui seul a le secret, mais il n’a encore jamais signé d’exposition solo.
TEXTURE URBAINE en octobre 2013, sera ainsi une première.


Jorge Rodriguez-Gerada est né à Cuba et a grandi aux États-Unis. Il fut, dans les années 90 à New York, un des pionniers du « Culture Jamming » (détournement culturel) qui consistait à dénoncer le mercantilisme commercial en soulignant le contraste entre l'image des marques et les réalités de la société. Pendant ces années, Rodriguez Gerada a modifié d’innombrables panneaux publicitaires (notamment de marques d’alcool et de cigarettes), mais également un grand nombre de plaques de rue et de panneaux de signalisation, leur conférant une signification différente ; toujours dans le but de sensibiliser. La guérilla de Jorge ne manqua pas d’interpeller les médias internationaux qui se firent avec plaisir le relais de son travail, notamment avec le célèbre livre « No Logo » de Naomi Klein.





En 2002, il déménage à Barcelone, où il débute sa série « Identity ». En utilisant les méthodes du marketing actuel, il redonne à l’anonyme la place qui lui revient dans la ville. Des portraits géants hyperréalistes de monsieur et madame Tout-le-monde fleurissent au coin des rues. Aucun produit à vendre! Ces visages deviennent des icônes sociales et créent une véritable poésie ouvrant au dialogue dans les quartiers. Jorge Rodriguez-Gerrada travaille sur de vieux murs texturés, au fusain « pour sa transparence et son côté éphémère ». Ainsi, les visages déjà marqués par le temps continueront à vieillir. Ils vont se détériorer au fil des ans. Ils vont s’effacer. Jusqu’à disparaître. 



Cette fugacité se retrouve également dans les œuvres gigantesques de l’artiste. Des œuvres visibles uniquement du ciel. Sur des surfaces considérables, Jorge et son armée de bénévoles dessinent au sol des portraits. Très souvent des anonymes comme en septembre 2013 avec son projet « Wish ». Le visage de la jeune fille s’étendant sur une superficie de 5 hectares, sa réalisation aura demandé plusieurs semaines de travail et aura nécessité 1.500 tonnes de sable, 1.000 tonnes de terre végétales, sans oublier les 20 tonnes de gravier blanc pour les seuls yeux de la belle Nord-Irlandaise. 







Le travail de Rodriguez-Gerada en galerie est dans la droite lignée des grandes fresques murales qu’il entreprend dans la rue. Grâce à une technique qui lui est propre, il parvient à décoller sur d’anciennes maisons catalanes le revêtement de leurs murs extérieurs. Il les transfère sur des panneaux de bois ou du papier et, au fusain, y dessine des parties de visages anonymes. 

C’est ce travail que l’artiste a décidé d’exposer avec TEXTURE URBAINE, au total une vingtaine d’œuvres spécialement réalisées pour l’occasion.

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Infos pratiques : 
TEXTURE URBAINE
Galerie MathGoth 
34, rue Hélène Brion - 75013 Paris
(métro Bibliothèque François Mitterrand)
Du 11 octobre au 9 novembre 2013
Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 11 octobre




2 octobre 2013

CT : un homme de lettres



Le jeune artiste italien CT a su en très peu de temps faire évoluer son travail pour finir par devenir un artiste urbain totalement à part.
Issu du graffiti "traditionnel", il a tout d'abord fait comme les autres en inscrivant son blaze aux quatre coins de son Italie natale. Un blaze qui s'est épuré pour ne finir qu'avec deux lettres : C et T.



Ces lettres, il les prend comme une matière, des éléments abstraits dont il tire les formes pures, tout à la fois strictes et voluptueuses. Deux lettres sans cesse réinventées, avec des couleurs qu’il travaille à la bombe ou en acrylique, dans la rue comme sur des toiles ; deux lettres aux lignes pures mais aux formes percutantes, deux lettres qui enveloppent le support, s’imbriquent l’une dans l’autre, parfois s’abandonnent.



Travailleur acharné, Mattéo a considérablement fait évoluer son oeuvre ces derniers temps. La blogosphère transalpine n'a pas manqué de s'en faire l'écho.
Un des papiers les plus intéressants étant probablement celui de Gorgo sur son blog, où l'auteur a su remettre la main sur une quarantaine de photos permettant de saisir en quelques coups d'oeil l'intéressante évolution de l'artiste.



A voir absolument!


12 septembre 2013

Belfast vu du ciel

Avec "WISH", Jorge Rodriguez-Gerada s'attaque à une des plus importantes œuvres de sa carrière. En effet ce vœu d'espoir s'étendra au sol sur une surface de 5 hectares et sera visible du ciel (5 millions de passagers transitent chaque année par l'aéroport de la ville). Mais cette oeuvre gigantesque sera également visible ... de l'espace !


"WISH" représentera le visage d'une jeune habitante de Belfast, une anonyme comme les aime tant l'artiste. Cet immense visage prendra place au pied du Belfast Titanic, un musée de 14.000 m² érigé récemment en l'honneur du célèbre paquebot (on le sait peu mais c'est là qu'il avait été construit). 


"Je crée une œuvre qui fait prendre conscience des problèmes sociaux et je suis impatient de travailler avec des gens de partout dans cette ville fascinante, de toutes origines et de croyances. C'est un projet sur l'identité, la durabilité et je crois que Belfast est l'une des villes les plus intéressantes dans le monde pour présenter une telle pièce." déclarait Jorge Rodriguez-Gerada avant de donner le premier coup de pioche au début du mois. La réalisation demandera plusieurs semaines de travail et sera dévoilée au public pour le coup d'envoi du "Belfast Festival", le 17 octobre prochain.

Équipé de balises GPS, l'artiste sera épaulé d'une trentaine de bénévoles. Il faut dire qu'au final, il prévoit d'utiliser 1.500 tonnes de sable, 1.000 tonnes de terre végétale et 20 tonnes de graviers blancs. Beaucoup pour un seul homme !...